Nicolas Abraham et Maria Torok occupent une place essentielle dans l’histoire des réflexions sur la transmission psychique et les dynamiques transgénérationnelles. Psychanalystes proches du courant freudien, ils ont développé des concepts devenus fondamentaux pour comprendre les effets du secret familial, du traumatisme non élaboré et des transmissions inconscientes entre générations.
Leurs notions de crypte psychique et de fantôme transgénérationnel ont profondément influencé la psychogénéalogie contemporaine, tout en conservant une rigueur théorique ancrée dans la psychanalyse. Leur travail propose une lecture clinique du non-dit familial, à savoir que certains événements impossibles à symboliser continueraient d’agir psychiquement chez les descendants, parfois sans qu’aucun souvenir conscient ne soit transmis.
Cet article explore leur pensée, leurs concepts majeurs, leur influence sur la psychogénéalogie ainsi que les débats théoriques autour de leurs travaux.