PSYCHOGÉNÉALOGIE

QU'EST-CE QUE LA PSYCHOGÉNÉALOGIE ?

Présentation
La psychogénéalogie est une méthode thérapeutique visant à libérer une personne du poids de son héritage psychogénéalogique. Pour ce faire, elle explore les liens entre les événements actuels endurés par la personne en souffrance, et les traumatismes, les secrets ou les non-dits vécus par ses ancêtres. 

C'est en agissant sur ces liens, notamment par des actes symboliques, qu'il est possible de résoudre les problèmes psychologiques, comportementaux ou émotionnels du sujet en demande, mais également de toute sa lignée. En effet, ce qui est résolu pour l'un, le sera ensuite pour son ascendance et sa descendance. 

D'où l'intérêt d'agir maintenant, sans plus attendre d'avoir à supporter le poids d'un héritage définitivement trop lourd à porter. C'est alors que la personne libérée peut vivre sa propre existence et non plus celle imposée inconsciemment par son passé.

d'où vient la PSYCHOGÉNÉALOGIE ?

Les auteurs à l'origine de la méthode
La psychogénéalogie s'inspire de plusieurs disciplines dont :  
  • la psychanalyse, 
  • la psychologie d'orientation transgénérationnelle, 
  • l'approche systémique. 
Mais, au-delà de l'aspect méthodologique, elle est surtout portée par des personnalités qui ont fait sa renommée au niveau international. En France, la référence est Anne Ancelin Schützenberger, que nous vous présentons ci-après.


Anne Ancelin Schützenberger

Anne Ancelin Schützenberger

La pratique psychogénéalogique a été popularisée en France, à partir des années des années 1970, par la psychologue Anne Ancelin Schützenberger (1919-2018), notamment grâce à son best-seller Aïe, mes aïeux !

Elle est à l'origine du concept de syndrome d'anniversaire, et propose une lecture de l'histoire familiale via son arbre généalogique établi sur plusieurs générations, nommé génosociogramme, dans le but de se libérer de l'héritage psychogénéalogique déjà évoqué.  

 En France, lorsque l'on fait des recherches sur la psychogénéalogie, par exemple pour devenir psychogénéalogiste, c'est très certainement le premier nom que vous allez trouver.

Et pour cause, puisque son influence sur le développement de cette méthode dans l'hexagone, et ailleurs dans le monde, est très important.

Mais d'autres personnalités du monde de la thérapie ont également apporté leur pierre à cet édifice, dont des psychanalystes.
Psychanalyse et psychogénéalogie

L'apport de la psychanalyse

D'autres auteur·e·s ont, avant Anne Ancelin Schützenberger, pris ce chemin. 

Nous pensons, entre autres, à :
  • Françoise Dolto (1908-1988), psychanalyste particulièrement intéressée par la psychanalyse des enfants et auteure de nombreux ouvrages. Elle affirmait que l'enfant arrive au monde avec les troubles de ses parents et qu'il est alors porteur d'une dette inconsciente à régler auprès de ses ancêtres.
  • Maria Török (1925-1998) et Nicolas Abraham (1919-1975), couple de psychanalystes, qui ont notamment publié en 1978 L'écorce et le noyau. Leurs travaux mettent à jour des concepts comme la crypte et le fantôme, ou encore le secret de famille transgénérationnel. 
  • Ivan Boszormenyi-Nagy (1920-2007), psychiatre et psychanalyste, pionnier de la thérapie familiale (voir thérapie contextuelle) et auteur en 1973 de Invisible Loyalties. Il est donc à l'origine du concept de loyauté familiale invisible et des dynamiques intergénérationnelles familiales à l'équilibre précaire (justice relationnelle, dettes émotionnelles...).
Constellation familiale

La constellation familiale

La psychogénéalogie est souvent envisagée comme étant une forme, voire une sous-forme, de constellation familiale.

Mais on ne peut la réduire à cela, d'autant plus que la constellation familiale arrive après, puisqu'elle a été créée dans les années 1990 par Bert Hellinger (1925-2019).

Nous n'allons pas ici présenter cette méthode, au risque d'être réducteur.

Nous voulons juste souligner cette chronologie et préciser qu'il s'agit de deux méthodes distinctes, même s'il y a des points communs, à savoir s'appuyer sur la famille pour résoudre les problématiques personnelles et familiales.

Ainsi, la constellation familiale est complémentaire, mais pas équivalente à la psychogénéalogie.

La psychogénéalogie est-elle magique ?

Magique, la psychogénéalogie ne l'est pas !

En effet, parfois, par exemple si le traumatisme est particulièrement douloureux, un travail sur soi, psychothérapeutique ou psychanalytique, pourrait venir compléter le travail engagé par le sujet et guidé par le·la psychogénéalogiste.

C'est d'ailleurs souvent la même personne, puisqu'un·e psychogénéalogiste peut également être psychopraticien·ne, psychothérapeute ou psychanalyste.

Le métier de psychogénéalogiste est-il controversé ?

La psychogénéalogie n'est pas une science au sens strict du terme. On la classe généralement dans la catégorie des approches psycho-alternatives, voire psycho-spirituelles, ce qui en fait la cible des personnes critiquant tout ce qui sort de la norme, de la doxa. Cela en assurant qu'il n'y a pas de fondement scientifique rigoureusement prouvé.

Nous n'entrerons pas ici dans ce débat, mais nous voulons malgré tout le pointer, par honnêteté intellectuelle, afin que vous réalisiez vos propres recherches pour vous forger votre propre opinion. Et alors décider d'apprendre, ou non, ce métier.

Qui est concerné par la psychogénéalogie ?

Pour qui ? Qui sont les personnes concernées ?

La réponse est simple : pour tout le monde ! 

En effet, nous avons tou·te·s, à des niveaux de souffrance plus ou moins importants, des choses à régler pour vivre mieux, et ainsi espérer un jour vivre bien.

C'est ici surtout la répétition d'une même histoire se terminant mal, qui doit alors interpeller le sujet, comme s'il y avait là un message à entendre.

Par exemple, des échecs sentimentaux ou professionnels répétés, sont là pour indiquer une direction de recherche.

Cela, dans le but d'annuler la reproduction inconsciente des schémas répétitifs menant à l'échec déclenchant la souffrance.

Un autre exemple pourrait être la bigorexie, c'est-à-dire l'addiction au sport et, à ce propos, nous avons justement réalisé un article que nous vous invitons à découvrir dès maintenant, car il donne des exemples concrets permettant une meilleure compréhension de la méthode psychogénéalogique.
Qu'est-ce qu'un psychogénéalogiste ?

Avec qui ? Qu'est-ce qu'un psychogénéalogiste ?

Un·e psychogénéalogiste est un·e praticien·e de la psychogénéalogie qui est donc formé·e à cette approche et est alors capable d'accompagner les personnes venant le·la solliciter, afin de diminuer l'impact négatif de leur héritage psychogénéalogique. 

Ainsi, avec le concours du (ou de la) psychogénéalogiste, le sujet peut, par exemple, découvrir que ses échecs amoureux proviennent d'une longue liste d'échecs familiaux dans sa lignée passée (mariages forcés et malheureux, tromperies, violences conjugales, abandons de foyer, viols, etc.), le poussant à reproduire, inconsciemment, ces schémas limitants qui le conduisent à l'insuccès sentimental.

Pour trouver votre praticien·ne, rendez-vous dans l'annuaire internationnal des psychogénéalogistes ! Pensez également à visiter la page tarif.
Génosociogramme et génogramme

L'outil principal : le génosociogramme

L'ensemble du travail d'un·e psychogénéalogiste se base sur la réalisation, puis l'analyse, du génosociogramme, que l'on nomme aussi génogramme.

Véritable arbre généalogique, le génogramme ajoute en plus les liens psychologiques qui ont affecté les ancêtres du sujet.

L'arbre généalogique est donc complété d'informations événementielles et relationnelles, et surtout émotionnelles. 

Grâce à cette recherche, disons psychogénéalogique, il est alors possible d'agir sur ces liens à dénouer pour libérer les charges émotionnelles négatives.

Et, par ricochet, permettre au sujet d'accéder à la libération de l'héritage fardeau qu'il a tant de mal à (sup)porter.  

Pour l'y aider, le·la psychogénéalogiste va notamment identifier : 
  • les schémas de vie,  
  • les répétitions de maladies, ou de suicides, d'accidents, de divorces, mais aussi d'autres éléments pas forcément dramatiques (dates, métiers...), etc.,  
afin de débusquer : 
  • les non-dits,  
  • les secrets de famille,  
  • les loyautés invisibles, etc. 

Bref, le sens du travail est de trouver les fantômes familiaux cachés dans leur crypte et qui viennent hanter l'existence du sujet en souffrance, dont la libération passera, entre autres, par des actes symboliques à utiliser selon un protocole bien déterminé.

L'autre avantage de cette libération est qu'elle touchera également - tout aussi positivement puisque annulant la transmission inconsciente ici décrite - l'ascendance et la descendance du sujet.
Formation du psychogénéalogiste

La formation du psychogénéalogiste

Comme pour tous les métiers, devenir psychogénéalogiste ne s'improvise pas. Son apprentissage passe impérativement par plusieurs phases dont voici une brève présentation. 

  • 1/ Comme pour toute personne qui accompagne les autres dans une démarche psychothérapeutique, le·la candidat·e psychogénéalogiste se doit de commencer par un travail sur lui·elle-même. Cela pour être au clair avec ses propres problèmes, et ainsi éviter de voir la situation par le prisme de sa propre histoire. 
  • 2/ Idéalement, des séances auprès d'un·e psychogénéalogiste doivent être réalisées. En présentiel ou en distanciel, les deux ont des avantages et des inconvénients. Cela pour travailler sur son arbre familial, donc sur soi, et avoir l'expérience personnelle, donc pas qu'intellectuelle, de ce type de travail si singulier. 
  • 3/ En parallèle du travail sur soi, un temps d'étude, par la lecture d'ouvrages spécialisés et le visionnage de documentaires venant alimenter la réflexion, est essentiel. Le choix est vaste, comme cela est indiqué dans la bibliographie ci-dessous. 
  • 4/ Vient alors le temps de la formation auprès d'une école formant à la psychogénéalogie. Plus que le programme ou le prix, c'est le profil du formateur ou de la formatrice qui doit vous faire choisir, car le choix de la personne qui vous accompagne dans votre projet de vie (au moins professionnelle) est déterminant. C'est elle qui va vous faire aimer, ou pas, la psychogénéalogie. Aussi, ne ratez pas cette occasion de bien commencer dans l'apprentissage de cette méthode dont vous voulez faire profession ! Par conséquent, il peut alors être judicieux de découvrir les avis et les commentaires des ancien·ne·s apprenant·e·s. Et même d'avoir un échange, au moins téléphonique, avec la formatrice ou le formateur avant de vous inscrire. 
  • 5/ Une fois la formation initiale terminée, le temps de la formation continue est arrivé. Là encore comme pour tous les métiers, il faut perpétuellement continuer de se former, d'apprendre de nouvelles méthodes pour s'approprier de nouveaux outils (hypnose, numérologie, etc.), tout en continuant d'en apprendre sur soi... 
 
→ Grâce à ce chemin, sinueux mais riche, ici déterminé par étapes successives à ne pas brûler, vous évitez la pire situation qui soit pour un·e accompagnant·e, à savoir n'écouter qu'une seule personne, qu'un seul son de cloche, car personne ne détenant la vérité, c'est en réalisant votre chemin que vous allez construire, en conscience, votre méthode.
Bibliographie sur la psychogénéalogie

Bibliographie sur la psychogénéalogie

Nous avons plus haut évoqué l'importance de l'étude personnelle, passant notamment par les livres.

Eh bien voici une bibliographie sur la psychogénéalogie.
Cette bibliographie n'est pas exhaustive, car la liste des ouvrages est très longue.

En effet, d'après notre dernière recherche (2025), il y aurait 149 références à la Fnac sur la psychogénéalogie et les secrets de famille. Vous pouvez donc consulter à distance cette liste directement sur le site Internet de la Fnac ou d'une autre librairie en ligne. 

Ce classement est réalisé par ordre alphabétique et sera mis à jour régulièrement. 
 
  • Ancelin Schützenberger Anne, Aïe, mes aïeux !, Paris, Desclée De Brouwer, 2015. 
  • Ancelin Schützenberger Anne, Psychogénéalogie: Guérir les blessures familiales et se retrouver soi, Paris, Payot, 2015. 
  • Ancelin Schützenberger Anne, Exercices pratiques de psychogénéalogie: Pour découvrir ses secrets de famille, être fidèle aux ancêtres, choisir sa propre vie, Paris, Payot, 2017. 
  • Boszormenyi-Nagy Ivan, Invisible Loyalties: Reciprocity in Intergenerational Family Therapy, New York, Harper & Row, 1973. 
  • Canault Nina, Comment paye-t-on les fautes de ses ancêtres: L'inconscient transgénérationnel, Champigny-sur-Marne, Litos, 2024. 
  • Chassériau-Banas Nathalie, Psychogénéalogie au quotidien: Envie de comprendre votre passé familial ?, Le lotus et l'éléphant, Vanves, 2019. 
  • Clavier Bruno, Les Fantômes familiaux: Psychanalyse transgénérationnelle, Paris, Payot, 2014. 
  • Del Castillo Paola, Symbolique des prénoms en psychogénéalogie, Escalquens, Quintessence, 2003. 
  • Horowitz Élisabeth, Reynaud Pascale, Se libérer du temps généalogique, Paris, Dervy, 2019. 
  • Maillard Catherine, Van Eersel Patrice, J'ai mal à mes ancêtres: La psychogénéalogie aujourd'hui, Paris, Albin Michel, 2012. 
  • Torok Maria, Abraham Nicolas, L'Écorce et le noyau, Paris, Flammarion, 2009. 
  • Tranvouëz Annie, Henry Marc (participation de), Psychogénéalogie et physique quantique - De belles épousailles, Paris, Dervy, 2016. 
  • Sanchez Maria-Dolorès, Voyage au pays des aïeux, Genève, Jouvence, 2013. 
  • Ulivucci Christine, Psychogénéalogie des lieux de vie: Ces lieux qui nous habitent, Paris, Evergreen, 2017.

BRAVO, vous êtes arrivé au bout de cet article ! 
Cela prouve votre curiosité et votre volonté d'apprendre, donc que vous êtes sur le bon chemin. 
Il nous reste donc à vous souhaiter un bon voyage au pays des aïeux !
Article de Laurent Bertrel, praticien en psychogénéalogie, 2025

D'autres définitions :

Génogramme
Projet-sens
Acte symbolique
Infographie psychogénéalogie : la méthode en images
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